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Hellbanger Radio Show

Émission radiophonique sur Radio Béton (93.6) en Indre-et-Loire (37), le dimanche soir de 21h à 23h et également sur internet : https://www.radiobeton.com/www/ consacrée au metal sous ses différentes formes. Nous essayons de proposer une sélection d'artistes internationaux et français, groupes établis ou formations plus récentes, venus des quatre coins du monde. L'émission est préparée et présentée par D., S. et T.

Focus & Spotlights de janvier et février 2022

Publié le 2 Mars 2022 par Hellbanger

Focus & Spotlights de janvier et février 2022

Vous pouvez retrouver réuni ci-dessous les séquences focus réalisées ces deux derniers mois et les spotlights rédigés sur Facebook, durant la même période.

Pour rappel, les focus sont ces chroniques audio dédiées aux dernières sorties de quelques groupes de la playlist de Hellbanger, tandis que les spotlights sont de petites chroniques, publiées ici même, également consacrées à des groupes que l’on diffuse durant nos émissions.

Généralement les groupes bénéficiant d’un focus ont aussi droit à un spotlight, étant donné que ce sont des sorties que nous avons particulièrement appréciées.

Pour la période janvier-février, nous avons donc sélectionné 15 groupes, à savoir : Battle Beast, Beyond the Styx, Corrupter, Deathcult, Eisflammen, Fortress, Funeral Mist, Genocide Pact, Indigo Raven, Lifesick, Nocturnal Graves, Party Cannon, Pensées Nocturnes, Phrenelith, Vorga

Le spotlight Corrupter (death metal de France)

Pour ce premier spotlight de la semaine, on se penche sur une formation récente de la scène hexagonale : Corrupter. Un groupe formé en 2021 qui nous propose là leur toute première production, Descent into Madness, une sortie signée sur le label Godz ov War Productions.
 
Parfaitement décrite par l’artwork qui accompagne l’album, la musique déroulée par le groupe est un Death Metal froid et caverneux, oppressant et écrasant, torturé et fourmillant de détails. Un travail lourd et sourd auquel viennent se greffer quelques sonorités issues du Black Metal,
 
S’il y a bien une chose à noter c’est la grande qualité de ce travail pour une toute première sortie et, malgré le fait qu’on en sache peu sur les membres du groupe, on peut facilement se persuader que ce n’est pas l’œuvre de débutants tant le résultat semble parfaitement calculé, abouti, millimétré.
 
Il y a une cohérence globale et terriblement efficace qui se dégage des compositions ; l’écoute est totalement fluide et se déroule naturellement sans que l’on voit le temps passer. C’est bien là une des seules choses que l’on pourra reprocher à cet album, il aurait mérité 10 belles minutes de plus pour totalement sublimer l’expérience.
 
Album : Descent into Madness
Label : Godz Ov War Productions
Sortie : 11 février 2022
Pour se le procurer : https://corrupter.bandcamp.com/album/descent-into-madness

Le spotlight Indigo Raven (doom metal de France)

Pour le premier spotlight de l’année, on s’intéresse à une toute jeune formation toulousaine, Indigo Raven. Le groupe, formé en 2019, a sorti en fin d’année dernière son tout premier album intitulé Looking for Transcendence.
 
Ce travail fait suite à un EP éponyme sorti en 2020 et s’inscrit dans sa continuité, tout en corrigeant quelques faiblesses.
 
Indigo Raven nous propose un Doom aux relents de Sludge particulièrement captivant et entraînant. Les compositions sont principalement portées par le chant mystique de Julie Docteur qui offre une prestation vocale très plaisante. Le reste du travail, réalisé par Benoît Sangoï, cofondateur du groupe, et Jean Green accompagne parfaitement la vocaliste avec des compositions tantôt écrasantes et tantôt envoûtantes.

Avec une approche musicale moderne, sans aucune prétention de révolutionner le style, cet album nous offre un voyage contemplatif et parfois psychédélique. On se laisse totalement happer, entraîner et envoûter par cette première sortie du groupe.

Album : Looking for Transcendence
Sortie : 22 octobre 2021

Le spotlight Lifesick (crust punk/death metal du Danemark)

Toujours plus lourd, toujours plus violent, toujours plus riche, LIFESICK nous propose un troisième effort studio d’une qualité remarquable. Si leurs précédentes sorties nous avaient déjà largement séduit, le groupe place de nouveau la barre plus haut avec ce nouvel album intitulé MISANTHROPY.
 
Lifesick sert ici, comme à son habitude, un Hardcore teinté d’influences Metal. Si, historiquement, ils lorgnent plutôt du coté du Thrash, ils intègrent beaucoup d’éléments issus du Death Metal et ce de manière beaucoup plus poussé sur cet album.
 
Le résultat offre un parfait équilibre à la fois terriblement frontal mais riche, brut et sans concession, mais travaillé et abouti. Globalement il se dégage une haine et une colère malsaine et sombre de cette production, tirant avec force du coté du Negative Hardcore tout particulièrement grâce à un chant sale et dégueulant de fureur.
 
Ça cogne, ça siffle, ça recogne derrière et on a hâte de vivre ça devant la scène, échangeant avec nos voisins toutes les politesses qu’impose ce style musical.
 
Album : MISANTHROPY
Sortie : 11 février 2022

Le spotlight Party Cannon (slam/brutal death metal d'Ecosse)

Après un premier album sorti en 2015 qui aura peiné à nous convaincre, tout particulièrement à cause d’une production trop faible et des compositions manquant un peu de patate, les écossais de PaRtY-CaNnOn reviennent avec un album nommé Volumes of Vomit qui, disons le tout de suite, s’affranchit des défauts du premier.
 
Ce nouvel effort studio propose un Slam Death teinté de Goregrind terriblement groovy et fun. Accompagné d’une pochette respectant tous les codes et les gimmicks du « party » Goregrind et porté par une production massive et grassouillette, l’album se fait réellement plaisant à écouter et on ne peut que saluer le chemin parcouru durant les sept années passées.
 
Côté composition, on se fait surprendre par la durée de certains morceaux qui dépassent les 6 minutes sans difficultés et ce sans traîner en longueur, grâce à une diversité et une richesse notable malgré une approche décomplexée, sans prise de tête et au seul et unique service de la fête et du fun.
 
Le tout est accompagné de quelques grands noms de la scène Brutal Slam Internationale qui viennent accompagner le groupe sur certains morceaux.
En conclusion, c’est un travail réussi de la part de Party Cannon qui relance notre intérêt pour le groupe et qui, sans aucun doute, prendra tout son sens dans la fosse devant la scène.
 
Album : Volumes of Vomit
Sortie : 14 Janvier 2022

Le spotlight Pensées Nocturnes (avantgarde/déglingué black metal de France)

Mesdames et Messieurs, merci de quitter le chapiteau, retournez dans vos maisons des bas-fonds parisiens de ce début de vingtième siècle. Au menu aujourd’hui, cochonnaille et vinasse de basse qualité, de quoi se remplir la panse et se briser le foie.
 
Abandonnant l’univers du cirque, les parisiens de Pensées Nocturnes tournent une page sur ce nouvel effort studio. Cet album s’intitule Douce Fange et est signé, comme toujours, sur le label Les Acteurs De L’Ombre.
Avec leur Black Metal atypique et singulier, les franciliens proposent, album après album, un travail avant-gardiste et personnel qui, aux premiers abords, peut sembler chaotique et bordélique mais, à force d’écoutes, offre une réelle cohérence et un travail parfaitement millimétré.
 
L’album est porté comme jamais par le chant terriblement diversifié et théâtral de Vaerohn, leader et tête pensante de PN qui accompagne parfaitement les compositions à la fois riches et torturés.
 
Le groupe nous offre ici l’une de ses plus belles pièces, à la fois toujours aussi dérangé et dérangeant, riche et dissonant. En passant d’Edith Piaf à Maïté, le groupe sème tout au long de l’album références et relectures du folklore culturel français en y incorporant une âme toujours aussi malade et torturée.
 
Album : Douce Fange
Label : Les Acteurs de l'ombre Productions
Sortie : 21 Janvier 2022

Le spotlight Phrenelith (death metal du Danemark)

C’est un second album que nous a proposé le groupe danois Phrenelith pour la toute fin d’année 2021.
Chimaera, c’est le nom de cette nouvelle production qui fait suite au très bon Desolate Endscape, sorti 4 ans plus tôt.
 
Accompagné d’un visuel vraiment soigné, sombre et puissant, réalisé par le talentueux Timo Ketola tristement disparu il y a un an, ce nouvelle album se fait, à l’image de son artwork, plus sombre et plus lourd que son prédécesseur.
 
Le disque propose une évolution dans le style du groupe en allant lorgner quelques inspirations du coté du Black Metal tout en conservant une recette pataude et pachydermique. Le tout se fait écrasant et étouffant.
Phrenelith nous propose donc un album solide et abouti qu’on sent réellement bien pensé pour dérouler une profondeur oppressante et malsaine, tout en en profitant pour pulvériser tout ce qui passe à sa portée.
 
Album : Chimaera
Sortie : 10 décembre 2021

Le spotlight Vorga (black metal d'Allemagne)

Formés en 2016, les Allemands de Vorga avaient déjà proposés en 2019 Radiant Gloom, un EP prometteur bien que perfectible, et qui posait les bases du style qu’allait proposer le groupe.
 
Le groupe sort donc son tout premier album intitulé Striving Toward Oblivion et signe sur le label Transcending Obscurity. La musique du groupe est plutôt classique pour le style, mais le résultat est réellement bien foutu.
 
On nous sert ici un Black Metal grandiose, dramatique et cosmique, comme nous l’annonce parfaitement la superbe pochette de l’album signée de la main d'Adam Burke.
 
Musicalement, le tout se fait monolithique et ce sont tout particulièrement les lignes de lead qui découpent les morceaux, qui enrichissent et subliment les compositions. Les autres instruments et le chant, loin d’être en retrait, forment un tout compact et massif, un mur de son qui semble porter quelque chose d’indépassable et d’inévitable.
 
L’ambiance se fait froide et on se sent seul dérivant dans l’espace infini, entre vide sidéral et la violence crue et déchirante d’une guerre intergalactique dans son aspect le plus réaliste.
C’est un album à recommander tout particulièrement pour les amateurs du genre qui souhaitent élargir leurs écoutes et cherchent un peu de fraîcheur et de nouveauté.
 
Album : Striving Toward Oblivion
Sortie : 04 février 2022

 

Les autres spotlights de cette période :

 

Battle Beast (power/heavy metal de Finlande)

« Initiales BB »…Ce nouvel effort studio de Battle Beast n’est peut-être pas leur meilleur, (les 2 premiers sont indétrônables !) mais à l’inverse des 3 précédents, il est très qualitatif, en tout points.
 
Les mélodies, toujours très catchy, sont à la limite du « too much », mais sans la franchir.
La batterie se situe dans le plus pur style du power allemand, et c’est donc vraiment le chant qui tire ce nouvel opus des finlandais vers le haut.
 
Emmené depuis 2013 par l’impressionnante Noora Louhimo derrière le micro, sa puissance vocale domine l’ensemble de l’album.
Une puissance et un panel dont on se régale tout au long de la quarantaine de minutes que compte « Circus of Doom », mention spéciale au titre « Master of Illusion ».
 
Enfin, les arrangements donnent une dimension épique et grandiose à l’ensemble, et les titres s’enchainent dans une cohérence parfaite.
Alternance de morceaux rapides, d’autres au tempo plus lents… Et le tout parsemé de « faux-mid-tempo » (Eyes of the Storm).
Une nouvelle sortie Nuclear Blast, et BATTLE BEAST étant un de leur poulain, les gros moyens sont déployés ; déjà 4 clips sortis, mettant en scène le groupe, réhaussés d’un scénario mettant en valeur les textes.
 
Album : Circus of Doom
Sortie : 21 janvier 2022
 
 
Beyond the Styx (metal/hardcore de France)
 
Et pour ces m'sieurs-dames, qu'est-ce que ce s'ra ? Salade de phalanges et semelles nasales ?Si ce nouvel album de Beyond The Styx était un menu, il commencerait comme ça...Mais comme il s'agit là d'un excellent album de HxC/Crossover, nous allons employer d'autres termes, plus appropriés.Clairement, l'album de la maturité, et souhaitons-leur, de la réussite.
 
De l'artwork à la prod' (coucou Donaldson, fallait aller le chercher celui-là!), en passant par les compos et l'exécution, rien. Il n'y a rien à jeter, des risques ont été pris, au niveau du chant, une réussite.
La batterie, plus hargneuse que jamais, une réussite. La basse, en bon soutien pour la rythmique, plus présente que jamais, une réussite.
 
Et le jeu des guitaristes ! Quelle complémentarité, quelles inspirations, bien que personnellement, cette sonorité à 7 cordes, alors que chacun joue en 6, tend à rappeler un Despised Icon.
Et les breaks, parce que oui, parlons-en ! Quelle colère, quelle énergie, une débauche digne d'un Get The Shot.
 
Mais les comparaisons s'arrêtent là, pour l'album. Il est à la fois un exutoire intime, de chacun des membres, et à la fois une expression collective de ce qui a pu être ressenti ces 2 dernières années.
La crise sanitaire y est pour quelque chose, les filtres sont tombés, le groupe est allé puiser dans ses ténèbres personnelles pour accoucher de ce monstrueux « SENTENCE ».
 
Venez les voir le défendre sur scène, venez prendre votre front-kick du jour, car chaque titre est à l'image d'un Seko FOFANA face à un but...
 
Album : Sentence
Sortie : 4 février 2022
Supports vidéos : « Collateral » : https://www.youtube.com/watch?v=cRJme3hn1M8 // « Overload » : https://www.youtube.com/watch?v=Yfqp6RTEfrc
Pour se le procurer : shorturl.at/ryFY0
Pour réécouter l'interview réalisée le 30 janvier dernier : https://hellbangerradioshow.over-blog.com/.../playlist-et...
 
 
Deathcult (death metal de Suisse)
 
Formation suisse active depuis une bonne dizaine d’années, Deathcult a récemment sorti son 2ème album longue durée, en restant signé pour l’occasion sur le label irlandais Invictus Productions.
 
Depuis leur 1er album « Beasts of Faith », paru en 2016, le line-up de la formation a pas mal évolué suite notamment au départ du vocaliste/guitariste O. Ketzer (tout simplement l’un des 2 membres de Bolzer). Pour autant, cela n’a pas empêché Deathcult de rester fidèle à son death metal oldschool, à la fois incisif et viscéral, sans être non plus vraiment bas du front.
 
On pense un peu à ce qui se produit par chez nous, les Venefixion, Cadaveric Fumes voire Necrowretch, pour ce côté limite caverneux et cradingue, avec en même temps un aspect hypnotique et écrasant dans certains riffs ou passages plus doom.
 
Sur les compositions assez longues (en particulier « On Primal Wings », « Black Vapour Coagulation ») Deathcult montre toutes ses qualités en terme de songwriting, les changements fréquents de tempos et de riffs nous entraînant dans un tourbillon sonore aussi malveillant que hideux.
 
« Of Soil Unearthed » est un disque pour les amateurs de metal à l’ancienne, sans concession ou approche trop clinique et avec tous les ingrédients pour se faire rouler dessus.
 
Album : Of Soil Unearthed
Sortie : 28 janvier 2022
 
 
Eisflammen (atmospheric black metal de Russie)
 
C’est un second album que nous proposent les russes de Eisflammen, un travail qui fait suite à une première sortie réalisée en 2015. Le groupe signe pour l’occasion sur le label Depths of Void.
 
Disons le tout de suite, Eisflammen ne cherche pas à révolutionner le style en offrant ici un album de Black Metal atmosphérique certes classique, mais solide et qui se déroule sans problème du début à la fin. On se fait happer par l’univers déroulé sur le disque, c’est froid, c’est saisissant et ça transporte comme on peut s’y attendre dans ce type d’œuvre.
 
Vous l’aurez compris, ce qui prime ici c’est l’ambiance, quelque chose qui vous emmène, où l’on s’imagine errant sans but dans une sombre forêt d’hiver nappée d’un épais brouillard, le cœur gelé et percevant toutes les forces telluriques du lieu et de l’instant.
 
Un disque à conseiller à ceux qui aiment le style, qui cherchent quelque chose de frais pour retrouver des sensations de black metal tel que proposées par exemple sur des albums tel que Al-Azif le tout premier album des français The Great Old Ones ; quelque chose de sourd et grandiose à la fois, captivant et enivrant.
 
Album : Следуй за мной (Follow Me)
Sortie : 19 janvier 2022
 
 
Fortress (heavy metal des USA)
 
Jeune quatuor originaire de Californie, Fortress a sorti en fin d’année dernière son premier album longue durée (après un EP et un split avec le très productif groupe Haunt).
 
Nommé « Don't Spare the Wicked » ce disque est un excellent concentré de heavy oldschool sentant bon les 80’s ; 8 titres pour 28 minutes, autant dire que Fili Bibiano’s Fortress va à l’essentiel et privilégie des titres assez courts et extrêmement efficaces, baignant dans une prod’ à l’ancienne collant parfaitement aux compos.
 
A son écoute on pense par moments à du Maiden (« Find Yourself »), aux débuts de Queensrÿche (le morceau-titre), à du Dio (« Children of the Night ») ou encore du Judas Priest (« Devil’s Wheel »), toutefois l’album ne se résume pas à un patchwork des différentes influences du combo.
 
Ce que l’on peut apprécier sur « Don't Spare the Wicked » c’est notamment ce vocaliste au spectre vocal assez large, qui sait moduler sa voix et donner du relief aux titres, et surtout un guitariste (la tête pensante du groupe) à la limite de la virtuosité, maîtrisant à la perfection toute la palette du 6-cordes de heavy (le morceau d’ouverture « Lost Forever » donne sacrément le ton).
 
Fortress a sorti là une œuvre très solide, sans prétention de vouloir renouveler le style, mais en délivrant une galette en tout point réussie quand on veut sa petite dose de heavy traditionnel.
 
Album : Don’t Spare the Wicked
Sortie : 26 novembre 2021
 
Funeral Mist (black metal de Suède)
 
Annoncé sans crier gare une semaine avant sa parution, le 4ème album de Funeral Mist, ce projet suédois toujours mené par Arioch (aka Mortuus de Marduk), a tout simplement été une des grosses claques black metal de l’année passée.
 
« Deiform » se compose de 7 morceaux pour une durée totale de 54 minutes et s’avère être un véritable pavé de violence et de folie. Si les brûlots plus courts que sont « Apokalypticon » et « Hooks of Hunger » nous confrontent déjà à un maelstrom sonore éprouvant et impitoyable, le reste du disque avec ses compos allant de 7 à 9 minutes en impose véritablement.
 
Rehaussés de samples bien sentis et de quelques passages plus lancinants, des morceaux comme « Children of the Urn » et « Twilight of the Flesh » n’en sont pas moins des récitals d’un BM intense et asphyxiant où les partitions vocales d’Arioch sont dérangeantes au possible (le gaillard restant toutefois un as de la versatilité). Le tout est accompagné par un pilonnage presque incessant du cogneur Lars Broddesson (ex-Marduk) qui n’y va pas de main morte pour martyriser ses fûts.
 
Disque dense et dantesque, « Deiform » est une œuvre dont on redécouvre au fur et à mesure des écoutes de nouveaux détails et arrangements ; cependant il faut s’accrocher au moment de démarrer son écoute tant Funeral Mist ne fait rien pour nous mettre à l’aise (et c’est pas plus mal).
 
Album : Deiform
Label : Noevdia
Sortie : 17 décembre 2021
 
 
Genocide Pact (death metal des USA)
 
Le groupe américain Genocide Pact a sorti en fin d’année dernière son 3ème album, sobrement nommé d’après le nom de la formation, via le label Relapse Records.
 
Au programme de ce self-titled, 33 minutes d’un death metal plutôt oldschool dans le son et assez pataud/mid-tempo dans l’approche. On pourra notamment penser à du Bolt Thrower et Obituary avec cette approche rouleau-compresseur imperturbable qui voit le groupe développer sa recette sans chercher à enfiler les notes ou aller le plus vite possible.
 
La musique de Genocide Pact possède d’ailleurs un côté bien primitif et organique, avec quelques variations dans les riffs et les rythmiques pour éviter le sentiment de répétition. Les lignes vocales sont du même acabit, monotones et écrasantes, nous faisant comprendre qu’il n’y a pas de respiration à attendre d’un tel groupe.
 
Ce 3ème effort de Genocide Pact délivre exactement ce que l’on pouvait attendre du quatuor originaire de Washington ; c’est gras, lourd, sans finesse et plein de négativité.
 
Album : Genocide Pact
Sortie : 03 décembre 2021
Nocturnal Graves (blackened thrash/death metal d'Australie)
 
C’est un quatrième album que nous proposent cette année les Australiens du groupe Nocturnal Graves (Official). Une sortie signée comme la précédente chez Season of Mist.
 
C’est encore une fois un travail extrêmement réussi et abouti que nous offre le groupe qui déroule, comme à son habitude, un Black Metal teinté de Death et de Thrash à la fois mélodique, intense et martial.
 
Les compostions bénéficient d’une richesse notable avec des solos incisifs et sans concession, une batterie qui matraque ses fûts et votre crâne sans discontinuer et un chant terriblement cru et froid.
 
On est face à une pièce du type rouleau compresseur, le tout greffé sur un char d’assaut et, bien que la majorité des morceaux possèdent un tempo extrêmement soutenu, on notera quelques descentes de rythme parfaitement placées qui apportent subitement une ambiance proche de l’apocalypse.
 
Le disque bénéficie d’une production solide et puissante servant avec brio la violence crue et inarrêtable de ce nouvel album qui, pour résumer, se fait tout aussi qualitatif et intransigeant que ses prédécesseurs.
 
Album : An Outlaw's Stand
Sortie : 07 Janvier 2022
 
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