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Hellbanger Radio Show

Émission radiophonique sur Radio Béton (93.6) en Indre-et-Loire (37), le dimanche soir de 21h à 23h et également sur internet : https://www.radiobeton.com/www/ consacrée au metal sous ses différentes formes. Nous essayons de proposer une sélection d'artistes internationaux et français, groupes établis ou formations plus récentes, venus des quatre coins du monde. L'émission est préparée et présentée par D., S. et T.

Bilan des sorties françaises de 2021 diffusées

Publié le 31 Décembre 2021 par Hellbanger

Bilan des sorties françaises de 2021 diffusées

Voici notre petit bilan des sorties françaises les plus appréciées de 2021, diffusées tout au long de l'année dans l'émission. Nous en avons retenu 20 qui apparaissent ci-dessous par ordre alphabétique.

AORLHAC : Pierres Brûlées (Les Acteurs de l'Ombre)

C’est une prouesse réalisée par les auvergnats de Aorlhac, qui, après avoir placé la barre très haute avec le terriblement réussi L’esprit des vents en 2018, arrivent à nous surprendre en le surpassant.

Pierres Brûlées, c’est le nom de ce quatrième album et c’est une petite pépite du Black Metal français. L’album est, à l’instar de ses prédécesseurs, un cri d’amour pour l’Auvergne et offre une musique épique, riche et entraînante.

On nous offre un voyage à travers les forces telluriques de cette région avec, comme toujours, un travail qui prend aux tripes et un son de guitares froid et incisif pour un résultat grandiose et nostalgique.

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BLOCKHEADS : Trip to the Void (Lixiviat Records/Bones Brigade Records)

Cette année, nous avons eu la chance de voir deux des groupes vétérans du Grind français nous offrir des albums de grandes qualité.

8 ans après le monstrueux This World Is Dead, Blockheads revient avec un album toujours aussi brutal, violent et cru.

Trip to the Void, est un déluge de colère abrutissant à la fois direct et riche, radical et diversifié. Le rendu est viscéral et vous donne, durant un peu plus de 25 minutes, l’envie de retourner tout ce qui vous entoure.

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CARCOLH : The Life and Works of Death (Sleeping Church Records)

Le groupe de doom bordelais a sorti un excellent 2ème album au début de l'année. À la fois traditionnel, épique et raffiné, le doom de Carcolh n'est pas sans nous rappeler les Candlemass et autre Solitude Aeternus.

Toutefois la formation ne manque clairement pas de personnalité, sachant captiver son auditoire par une qualité de composition et d'interprétation remarquable (notamment le chanteur).

"The Life and Works of Death" est un disque soigné, sans longueurs ou lourdeurs pouvant gâcher l'écoute.

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CREEPING FEAR : Hategod Triumph (Dolorem Records)

Le groupe de death metal francilien a sorti cette année son 2ème album (toujours via Dolorem), un véritable rouleau-compresseur de brutalité maîtrisée et non linéaire.

Production optimale, interprétation impeccable, Creeping Fear fait dans le classique mais le fait ultra bien.

De la teneur des riffs (tantôt vicieux, tantôt bien massifs) aux changements de rythme nous permettant d'un peu respirer (ou au contraire propice au cassage de nuque) en passant par des parties de batterie impressionnantes et une voix imposante, tout est au poil sur cette galette.

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ESOCTRILIHUM : Dy'th Requiem for the Serpent Telepath (I, Voidhanger Records)

Le très productif one-man band a publié son 6ème album dans le courant de l'année, une nouvelle production encore une fois extrêmement chargée (1h15 de musique). C'est là le principal défaut d'un disque une fois de plus riche et complexe pour Esoctrilihum.

À une base black/death bien frontale, le projet y greffe notamment une dimension symphonique et grandiose (éléments orchestraux, piano, etc.), tout en conservant un aspect global malsain, chaotique et ébouriffant.

Particulièrement éprouvant à écouter, cet album est à souligner pour sa qualité de composition et d'arrangements, méritant clairement une écoute attentive pour en capter tous les aspects et subtilités.

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FERRITERIUM : Calvaire (Epictural Production)

Le très productif Raido a sorti cette année le troisième album de son projet solo de Black Metal mélodique Ferriterium. Intitulé Calvaire, ce nouvel album continue dans la droite lignée de ses deux prédécesseurs avec un Black Metal qui prend aux tripes.

L’album a bénéficié d’une meilleure production que ses prédécesseurs et propose une ambiance à la fois mélancolique et surtout nostalgique.

Le travail est réellement réussi et sert un Black Metal moderne, riche sans devenir pompeux ni prétentieux mais qui se fait écrasant, extrêmement mélodique, entraînant et entêtant.

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FORHIST : Forhist (Debemur Morti Productions)

Projet solo de Vindsval (Blut Aus Nord), Forhist, a sorti son éponyme premier album. Proposant un Black Metal atmosphérique assez monolithique, avec des compositions très solides.

On sent que le travail est minutieux et que rien n’est laissé au hasard. L’ambiance générale est plutôt écrasante et puissante mais certains passages, notamment ceux sublimés avec brio à l’aide de quelques notes de synthé, apportent un aspect très aérien et mystique.

Forhist est un travail qu’on sent réalisé avec beaucoup d’intelligence mais aussi avec les tripes et qui invite réellement à un voyage solitaire et introspectif.

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GOJIRA : Fortitude (Roadrunner Records)

Après 20 années de carrière, Gojira a sorti cette année son septième album, Fortitude. Le groupe est, comme à son habitude, loin de se reposer sur ses lauriers et propose de nouveau une expérience personnelle et unique.

Sur ce nouvel effort studios, les landais nous proposent une musique à la fois tribale et moderne en allant chercher des sonorités dans ses anciens albums mais également des choses nouvelles et atypiques.

On sent Gojira terriblement libre sur cette production et le rendu s’y fait encore et toujours sincère, saisissant et singulier.

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HERZEL : Le Dernier Rempart (Gates of Hell Records)

Une des plus belles découvertes de cette année et l’une des sorties Heavy Metal françaises les plus remarquables de cette année.

Herzel a mis la barre très haute avec Le Dernier Rempart, leur tout premier album studio.

Intégrant quelques éléments de musique traditionnelle bretonne, Herzel s’inspire surtout des pionniers du genre et parvient réellement à maîtriser le style avec des solos parfaitement intégrés dans les morceaux, un chant en français épique comme jamais, qui donne envie de courir les chants de bataille, et des compositions riches et qui ne semblent jamais tourner en rond.

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INHUMATE : Eternal Life (Autoproduction)

S’il y a bien une sortie de cette année qui aura été à la fois un grand moment de joie mais également une petite frustration c’est bien le monstre qu’est Eternal Life, l’ultime album du groupe de Grind/Death français Inhumate.

C’est une page d’une belle histoire d’une trentaine d’années qui vient de se tourner avec un album qui sonne comme une conclusion à l’œuvre du groupe. Dévastatrice et à la fois nihiliste et humaniste, viscérale et frontale, absurde et abrutissante, cette dernière pièce au puzzle est ce que le groupe a produit de meilleur.

Dans un sens, on est un peu triste de savoir qu’ils « ne feront jamais mieux », mais on se rassure également que le groupe arrête avec uniquement des pièces de grandes qualités et SURTOUT que l’aventure continue en live.

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(Un extrait des 10 premiers groupes du bilan français)

LES CHANTS DE NIHIL : Le Tyran et l'Esthète (Les Acteurs de l'Ombre)

En tout début d'année le groupe breton a publié un 5ème album, le premier sur le label des ADLO. Au programme toujours un black metal épique et mélodique, laissant beaucoup de place à la narration.

Le chant est en effet très articulé et on note l'omniprésence de chœurs qui apportent un côté martial à l'ensemble.

Un ensemble bénéficiant encore une fois d'une production de très bonne qualité, nous permettant de bien profiter de chaque instrument et surtout composition.

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NOVAE MILITIAE : Topheth (Goathorned Productions / Sentient Ruin Laboratories)

Entre fin 2020 et début 2021 le groupe francilien nous a proposé son 2ème album studio, un petit récital de black metal orthodoxe se voulant hermétique, sourd et étouffant au possible.

Loin d'être une simple soupe de sonorités, ce "chaos" maîtrisé nous roule dessus pendant 50 minutes, sans oublier de varier les tempos et les structures.

Toutefois, de cette richesse sonore abrasive reste avant tout une ambiance écrasante et ritualiste nous menant au seuil de la folie.

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OTARGOS : Fleshborer Soulflayer (XenoKorp)

Tout fraîchement sorti, ce septième album studio des bordelais de Otargos n’a pas encore eu totalement le temps de mûrir dans nos oreilles, mais il gagne tout de même sa place dans cette liste.

La recette du groupe est plutôt bien conservée avec ce Black Metal teinté de Death mais le groupe enrichit ses compositions que semblent pour le coup, bien plus efficaces et mieux construites. On notera également un changement de line-up qui semble avoir apporté un vent de fraîcheur sur ce travail.

Toujours aussi totalitaire, intransigeante, mécanique et froide, la musique d’Otargos se fait bien plus puissante et mieux composée que sur l’album précédent et nous offre un véritable rouleau compresseur étouffant et oppressant.

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PAYDRETZ : Chroniques de l'Insurrection (Antiq Records)

Attention, pépite ! Gros line-up, autour de ce nouveau projet, avec des membres de Véhémence, Tan Kozh, Hanternoz, Himinbjorg, etc… All-star band breton, PAYDRETZ nous sort là un premier album ambitieux et terriblement soigné.

Du black metal historique, retraçant le génocide des Vendéens pendant la Contre-Révolution (Chouanneries) ; quelques titres, de Misanthrope à Anorexia Nervosa, avaient déjà été proposés, mais là, c’est tout un concept-album qui nous est proposé.

Qualitatif, tant par la musique, tantôt frontale, tantôt épique, que par la qualité des vocalistes, dont l’articulation est à noter, afin de bien saisir tout le propos. Les arrangements et ajouts d’instruments traditionnels, les parties narratives… Le bloc musical fait plus d’une heure, et pourtant, il est si prenant, que l’heure passe en un rien de temps.

À noter que le dessin sur l’artwork a été confié à la même personne qui avait déjà illustré l’album de RUYYN ou HANTERNOZ.

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PLEBEIAN GRANDSTAND : Rien ne Suffit (Debemur Morti Productions)

Atypique et singulier, ce sont le deux adjectifs que semblent le mieux définir ce quatrième album des toulousains de Plebeian Grandstand. Si le groupe nous avait habituer à flirter avec les limites du Black Metal, Rien ne suffit repousse encore les murs en allant se frotter aux limites bruitistes de la musique.

Ce nouvel album va chercher de nouvelles sonorités et tout particulièrement du côté des musiques électroniques pour un rendu toujours aussi froid et décousu, malaisant et oppressant.

Certes ! l’écoute peut s’apparenter à une épreuve et il en faudra plusieurs pour en décortiquer toutes les subtilités mais, une fois apprivoisé, l’album se révèle d’une richesse et d’une profondeur remarquables.

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SORCERER : JOY (Delivrance Records)

Le Hardcore français nous aura régalé en 2021… La preuve encore avec ce “JOY”, premier effort studio des parisiens de SORCERER.

Hardcore glacial, frontal, à tendance chaotique/negatif HxC, c’est violent, c’est haineux, et ce n’est pas les feat qui viendront contredire cela, particulièrement le morceau avec le vocaliste de YEAR OF THE KNIFE, excusez du peu !

Une prod quasi black metal, pour un rendu encore plus dérangeant, toutes les sonorités qui en émanent sont un appel au chaos !

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TENTATION : Le Berceau des Dieux (Gates of Hell Records)

C’est une bien belle surprise proposée par les occitans de Tentation avec ce tout premier album.

La première chose à dire sur cet album c’est avant tout de saluer une progression générale remarquable. Après un EP sorti en 2015 qui manquait cruellement de solidité, Tentation propose ici un travail maîtrisé, abouti et soigné. Le résultat est entraînant et respecte tous les codes du style, des solos à rallonge aux refrains entêtants sans tourner en rond et sans faire dans le déjà entendu, mais en étant tout juste un peu kitsch comme il faut.

Si l’ensemble de l’œuvre est extrêmement réussi, on constate tout de même que le chant manque encore un petit peu de solidité et pourrait gagner en puissance et en tenue pour réellement parfaire le travail du groupe. Malgré ce tout petit point améliorable, Le berceau des dieux est un album très plaisant à écouter et qui s’inscrit glorieusement dans le paysage des sorties Heavy Français de grande qualité.

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UPPERCULT : New Real Violence (Autoproduction)

Ce jeune groupe de Hardcore/BeatDown français a vu le jour du côté de TROYES fin 2018. Premier effort studio, "New Real Violence" tient toutes les promesses que peuvent renfermer le nom de ce premier EP. Du beatdown oui, mais du bon !

Le son est LOURD (coucou la section rythmique), l'inspiration est là, tous les gimmick du HxC Beatdown sont réunis, mais cela ne tourne pas en rond, ni au "déjà trop entendu". Les featuring sont inspirés et viennent ajouter à l'intérêt musical qui vous happe dès le premier titre ! Ça riff, d'inspiration thrash, sur relent de death, ça break quand il faut, et la voix, hargneuse et prenante s'impose aux oreilles de l'auditeur.

La recette est bonne, la béchamel prend, cet EP a un petit goût de trop peu, là où le beatdown devient vite ennuyeux quand l'inspiration est diluée par une prod' trop poussée ou des breaks à rallonge. Bref, tout est soigné, jusqu'à l'artwork.

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VENEFIXION : A Sigh From Below (Iron Bonehead Productions)

Cet automne, la formation bretonne Venefixion a sorti son premier album longue durée. Il contient 35 minutes d'un pur death metal oldschool, aussi ravageur qu'efficace. Des riffs incisifs et irrésistibles, des soli déglingués rappelant par exemple les vieux Slayer et un aspect global qui sent grave le soufre.

Certes il n'y a vraiment rien de neuf sur ce "A Sigh From Below", mais là n'est pas le plus important ; ce qui compte c'est à quel point le groupe applique à la perfection sa recette, sans faire de compromis ou tomber dans un death clichesque et caricatural.

D'autant que l'album est loin d'être aussi linéaire qu'il peut paraître au premier abord et offre en prime un haut niveau de songwriting.

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WORST DOUBT : Extinction (BDHW Records)

Premier effort longue durée pour les franciliens de WORST DOUBT.

Un album ultra solide, à la cover engageante et une sortie sur le très bon label allemand Beatdown HardWear Rec a assuré au groupe une belle visibilité pour la sortie de leur galette.

Niveau son, grosses inspies Hardcore OdlSchool, avec un chant à la croisée d’un Barney et d’un LG Petrov, une prod solide, qui permet de se délecter de toutes les subtilités qu’on retrouve dans le riffing (et il y en a !), et que dire de la section rythmique,... assommante ! Le meilleur pour 2022 !

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(Un extrait des 10 autres groupes du bilan français)

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